Quatre-vingts personnes ont perdu la vie dans un accident impliquant une trottinette électrique en 2025, soit une hausse de 78 % par rapport à 2024. En parallèle, le vol de ces engins a bondi de 40 % en un an. Avec plus de 3 millions de trottinettes en circulation en France, protéger son engin n’est plus une option : c’est une double nécessité, à la fois légale et pratique.
Une assurance obligatoire que beaucoup ignorent encore
Depuis le décret du 23 octobre 2019, toute trottinette électrique circulant sur voie publique doit être couverte par une responsabilité civile. C’est une obligation légale, au même titre que pour un véhicule motorisé classique. Rouler sans assurance expose à une amende pouvant atteindre 3 750 €, voire à la confiscation de l’engin.
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Pourtant, une bonne partie des utilisateurs pensent être couverts par leur assurance habitation. C’est faux, sauf si une extension spécifique a été souscrite. L’assurance habitation standard ne prend pas en charge la conduite sur voie publique. Et même avec une RC valide, attention : elle couvre uniquement les dommages causés à des tiers. Si le conducteur se blesse lui-même, seule une garantie de protection corporelle l’indemnisera.
Pour bien comprendre le rôle que joue aussi l’antivol dans la couverture vol, il est utile de consulter un guide pratique sur l’assurance trottinette électrique, qui détaille notamment les types d’antivols reconnus par les assureurs.
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Autre piège courant : la trottinette débridée. Toute modification affectant les caractéristiques d’origine de l’engin peut invalider la couverture du contrat. Les assureurs exigent également une preuve d’achat et un numéro de série lisible pour instruire un dossier, surtout en cas de vol.
Prix et garanties : ce que proposent les contrats en 2026
Bonne nouvelle : s’assurer n’est pas ruineux. Une responsabilité civile seule est accessible à partir d’une soixantaine d’euros par an. Pour une couverture plus complète incluant vol, dommages et garantie conducteur, les tarifs oscillent entre 10 et 30 € par mois selon la valeur de l’engin et les garanties choisies. Pour une trottinette dépassant 1 500 €, la formule tous risques est souvent la plus judicieuse économiquement.
Quelques critères à vérifier avant de signer : l’antivol utilisé doit souvent répondre aux exigences du contrat (type U, chaîne blindée) pour que la garantie vol soit activée. L’attacher à un point fixe, arceau vélo ou lampadaire ancré, est une condition fréquente. Le marquage de l’engin, via des systèmes de type Bicycode ou Recobike, facilite aussi bien les recherches en cas de vol que le traitement du dossier par l’assureur.
Protéger sa trottinette, c’est donc articuler deux niveaux de protection complémentaires : un bon antivol physique pour décourager le vol, et un contrat d’assurance adapté pour couvrir le reste. Les accidents graves ont plus que quadruplé depuis 2019, et les statistiques de vol ne s’améliorent pas. Prendre le temps de comparer les offres et de choisir le bon équipement reste le réflexe le plus simple pour rouler l’esprit tranquille.

